Cathédrale
Saints-Michel-et-Gudule

12/12/2026 – 15:00 – Conférence Dhr. Hugo Claes – La cathédrale des Saints Michel-et-Gudule , la restauration d’un édifice unique issu des origines de l’architecture gothique brabançonne

Samedi 12/12/2026  (en néerlandais)

Conférencier: Dhr. Hugo Claes (architecte, ancien directeur du service Restauration de la Régie des Bâtiments).

« La cathédrale des Saints Michel-et-Gudule; la restauration d’un édifice unique issu des origines de l’architecture gothique brabançonne »

Retour sur les derniers grands travaux de restauration de la cathédrale de Bruxelles, commencés en 1983 et achevés en 2000.

Les édifices tels que les cathédrales gothiques constituent l’un des témoignages matériels les plus importants du développement social médiéval en Europe occidentale. La construction de ces édifices a été rendue possible en partie grâce à d’importants  progrès économiques et techniques.

Des techniques de recherche innovantes pour étudier la stabilité des structures gothiques, des études approfondies sur l’histoire de la construction et les techniques de mise en œuvre les plus récentes ont permis d’acquérirde nouvelles connaissances et d’ouvrir de nouvelles possibilités pour la restauration de la cathédrale de Bruxelles.

Entrée gratuite

Restauration de la cathédrale par la Régie des Bâtiments

La Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles, une perle de la construction gothique dans notre pays, est un des symboles les plus prestigieux de notre histoire culturelle.

Dans les années 1980 et 1990, la Régie des Bâtiments a mené une campagne de restauration à grande échelle de la cathédrale, qui lui a fait retrouver sa gloire d’antan.  

Campagne de restauration sous la direction de la Régie des Bâtiments

En 1981, l’administration fédérale belge a chargé la Régie des Bâtiments de restaurer la cathédrale. 

La Régie des Bâtiments a organisé les travaux et a fait effectuer les études nécessaires. Elle a fait appel à des spécialistes indépendants, à des laboratoires de recherche et à des établissements scientifiques tant pour les aspects culturo-historiques, historico-architecturaux et archéologiques, que pour l’analyse scientifique et technique des différents matériaux de construction.

Vu que la cathédrale est classée comme monument national, les travaux ont été conduits en étroite concertation avec la Commission royale des Monuments et Sites.

Première phase de la restauration (1983-1990)

Durant la première phase, qui s’étend de 1983 à 1990, la nef et les collatéraux ont entre autres été restaurées. Les travaux suivants ont notamment été effectués :

  • Restauration des toitures ;
  • Démantèlement et reconstruction de la tour de transept ;
  • Restauration des façades en pierres naturelles. Celles-ci étaient érodées et tombaient en ruine en raison de la pollution atmosphérique et des influences météorologiques (vent, pluie, gel et dégel). Des renforcements structurels, des réparations de pierres et des nettoyages approfondis ont été effectués ;
  • Nettoyage et réparation de la maçonnerie de pierre naturelle à l’intérieur de la cathédrale ; 
  • Restauration des voûtes ;
  • Réaménagement du sol ;
  • Installation d’un nouveau système de chauffage ;
  • Restauration du triforium et des vitraux ;
  • Stabilisation et restauration des arcs-boutants et des contreforts.

Deuxième phase de la restauration (1990-2000)

Durant la deuxième phase, qui s’étend de 1990 à 2000, les travaux de restauration se sont poursuivis sur les pignons et sur la façade est du transept, dans le chœur, dans le déambulatoire, dans la chapelle du Saint-Sacrement et dans la chapelle Notre-Dame, dans la chapelle Maes de style baroque derrière le chœur et dans les annexes situées plus bas, comme les sacristies et la conciergerie.

Lors de cette phase, un inventaire a également été dressé concernant les dommages aux vitraux. Ceux-ci ont été restaurés et pourvus d’un vitrage extérieur afin d’être mieux protégés contre les dégradations et les salissures. Les travaux au niveau des toitures ont également été poursuivis.

Pendant les travaux, les fondations de la collégiale romane, qui a fait place à partir du XIIIe siècle à l’église gothique actuelle, ont été mises à nu. Celles-ci ont été rendues accessibles via deux espaces souterrains archéologiques (crypte et façade ouest). 

La première cérémonie importante qui a eu lieu dans la cathédrale après la fin des travaux était le mariage du roi Philippe et de la reine Mathilde, le 4 décembre 1999.

Financement

La première sous-phase (1983-1987) a été entièrement financée par l’administration fédérale. Ensuite, en vertu d’un arrêté royal, les coûts ont été répartis entre la Régie des Bâtiments, représentant l’administration fédérale (60 %), la Ville de Bruxelles (20 %), l’ancienne province du Brabant (18,56 %) et la province d’Anvers (1,44 %).

Après la fin de la campagne de restauration, la responsabilité de l’entretien de la cathédrale a été confiée à la Fabrique d’église, à la Ville de Bruxelles et à la Région de Bruxelles-Capitale.

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Date

12/12/2026

Heure

15 h 00 min - 16 h 30 min

Lieu

Cathédrale - Chapelle Notre-Dame
1000 Bruxelles

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