Concert du Mercredi Saint 31 mars 2021  à 20h uniquement en streaming via le lien suivant: https://youtu.be/fge4LTsEc-g  

Le concert du mercredi 31 mars à 20h aura comme œuvre musicale centrale le “Stabat Mater” de Luigi Boccherini.

Avec Traffik Klassik, Griet De Geyter et Bart Jacobs nous font découvrir les musiques géniales de deux italiens expatriés à la cour d’Espagne : 

Domenico Scarlatti, né à Naples en 1685 : il y réside de 1733 jusqu’à sa mort en 1757, et enseigne le clavecin à la Princesse Marie Barbara (elle deviendra reine d’Espagne)

Luigi Boccherini (1743 – 1805), originaire de Toscane : il séjournera de 1768 à 1785 au service de la famille royale, notamment du Prince des Asturies et de l’Infant. 

Ces deux musiciens ont en commun une originalité qui les rend difficiles à classer. Inventivité, recherche de couleurs harmoniques singulières associées à une rythmique débridée et parfois fantasque : l’avant-gardisme de Scarlatti s’accorde bien avec la musique de Boccherini, qui met la virtuosité au service d’un discours intimiste et riche de touches subtiles.

Seuls sept ans séparent la naissance de Boccherini de la création du Stabat Mater de Pergolesi. Pour le compositeur au service de la Cour d’Espagne (Boccherini), il existe deux versions de son Stabat Mater : une version en 1781 pour soprano solo et quintette à cordes, puis une révision de 1801 pour trois voix et quintette à cordes. Bien que sa musique fasse l’éloge d’une certaine modernité, Boccherini se laisse clairement, et ce dès les premiers instants, influencer et porter par la musique de Pergolesi. Par le choix des harmonies ou de tournures mélodiques et rythmiques, la musique de Boccherini touche l’auditeur, tant cette musique épurée reflète la douleur d’une mère éplorée devant son fils sur la croix. Cela se ressent aussi par ce choix plutôt rare d’une voix soliste accompagnée d’un quintette à cordes qui peut se faire discret, et aussi exprimer tout le drame de Marie devant son fils en croix.

Illustration : Luigi Boccherini (1743-1805)